"Après les Etats, les entreprises doivent, elles aussi, présenter une bonne note" selon Christophe de Brebisson, associé des pôles Conseil et Corporate Finance de RSM.
Par Christophe de Brebisson. La crise financière et budgétaire qui frappe la zone euro a eu des répercussions sur le système bancaire français et les conditions d’accès au crédit pour les entreprises.
Cette situation, conjuguée à la réglementation bancaire (Bâle III) toujours plus contraignante en matière de ratio « risque / fonds propres », est en train de tarir les liquidités octroyées aux TPE/PME et de rendre les conditions d’accès au crédit très compliquées.
Dans ce contexte, il apparait que la notation donnée chaque année par la Banque de France va devenir la référence utilisée par tous les établissements bancaires pour prendre une position ex ante sur un crédit. De ce fait, il y aura donc un lien direct entre cette notation et l’acceptation de la demande financement, mais également sur les conditions financières et de garanties afférentes. En résumé, plus la notation sera élevée et plus l’accord des banques sera aisé et le coût faible, et inversement.
Le chef d’entreprise doit donc anticiper ce risque de non-financement en pilotant et optimisant sa notation Banque de France. En effet, si les critères de la Banque de France reposent sur des ratios de rentabilité et de liquidité issus des comptes annuels, la notation tient compte également d’autres éléments plus qualitatifs et stratégiques, d’où l’intérêt de savoir défendre cette notation auprès des conseillers de la Banque de France.
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